RECONNAISSANCE TERRITORIALE
LES DIMENSIONS DE LA RECONNAISSANCE TERRITORIALE
Historique
Espace LGBTQ+ œuvre au Québec, un territoire occupé depuis des millénaires par 10 Premières Nations 🡾 et la Nation Inuit 🡾, leurs droits ancestraux 🡾 doivent être reconnus.
Premières Nations
Ce terme est utilisé pour définir les groupes ou Nations autochtones à travers le Québec, à l'exception des Métis et Inuit 🡵. Cette distinction provient du domaine juridique. La Constitution canadienne reconnaît trois groupes culturels autochtones, soit les Premières Nations, les Métis et les Inuit.
C’est autrefois le terme d’« Indien » qui est utilisé pour désigner collectivement les peuples autochtones au Canada qui ne sont ni Inuits ni Métis. Bien qu’on ne réfère plus ainsi aux Premières Nations aujourd’hui, la notion de « Première Nation » n’est pas l’équivalent d’« Indien » d’un point de vue juridique. Nombre de personnes membre des Premières Nations ne sont pas reconnues comme tel par le gouvernement canadien. Elles ne peuvent donc pas bénéficier du des droits et avantages accordés aux personnes dites « inscrites » en vertu de la Loi sur les Indiens 🡵.
« Premières Nations » n’est pas non plus un synonyme de « peuples autochtones », ce dernier incluant les Inuits et les Métis.
Les Premières Nations au Québec sont :
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Nation Anishinabeg
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Nation Atikamekw
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Nation Eeyou ou Crie
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Nation Innue
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Nation Kanien’kehá:ka
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Nation Mi'gmaq ou Micmac
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Nation Naskapi ou naskapie
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Nation W8banaki
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Nation Wendat
Nation Inuit
Droits ancestraux
Partout au Canada, les peuples autochtones détiennent des droits sur les terres qu’occupaient et utilisaient leurs ancêtres avant la colonisation ou la formation du Canada 🡵. Protégés par la Constitution 🡵, ces droits sont au centre de plusieurs revendications territoriales autochtones actuelles. Il est préférable de parler de « droit ancestral » à un territoire qu’à un « territoire ancestral », qui sous-entend que la possession et l’occupation du territoire par ces communautés appartiennent au passé 🡵.
Sources
Territoriale
Une partie importante du territoire n’a jamais été cédé 🡾 par voie de traité 🡾. C’est le cas de Tio’tia:ke 🡾, sur lequel s’inscrit le projet
d’Espace + Village.
Territoires non cédés
Un territoire qui n’a pas été donné ou vendu volontairement par une Nation aux colonisateurs au moyen d’un traité ou d’une autre entente 🡵. Puisqu’aucune entente n’existe entre les parties, la terre est occupée sans permission 🡵.
Cette notion est intimement liée à celle de « traité ». Toutefois, un territoire peut être visé par un traité sans avoir été cédé volontairement 🡵. Dans ce cas, la transmission du titre de propriété est considérée illégitime.
L’expression « non cédé » est une notion légale reconnue par la Cour suprême du Canada, qui spécifie que titre autochtone sur un territoire tout aussi longtemps qu’il n’a pas été cédé ou éteint par le gouvernement fédéral 🡵.
Traité
Entente négociée entre deux ou plusieurs nations souveraines 🡵 qui définit l’usage, les droits et les obligations des parties vis-à-vis de territoires ou de ressources dans une région précise 🡵.
Au Canada, les ententes par traités trouvent leur origine dans la Proclamation royale 🡵, qui établit les principes d’un processus officiel de négociation avec les nations autochtones. Elle stipule que les terres autochtones ne peuvent être cédées qu’avec l’accord d’une Nation en échange d’une compensation équitable 🡵. Or, de nombreux territoires ont été vendus à des prix dérisoires 🡵, au détriment des communautés autochtones.
Traités au Québec :
Après la formation de la Confédération, une série de traités est signée en brève succession entre le gouvernement canadien et les Nations autochtones 🡵 . Ces traités sont utilisés par le Canada pour rapidement acquérir les droits à des terres pour les développer. Au total, 11 traités numérotés sont signés 🡵. Aucun d’entre eux n’a été conclu au Québec. Colonisé de façon plus progressive, les traités n’ont pas été usé de la sorte assurer le contrôle du territoire québécois. Dans la province, la majorité des territoires ont le statut légal de territoires non cédés 🡵.
Cela n’empêche pas qu’il y ait eu d'autres ententes ou pactes entre les parties 🡵. Plusieurs promesses faites aux Nations autochtones n'ont pas été respectées. En l’absence d’un traité, les Nations ont recours à des revendications territoriales, demandant au gouvernement d’honorer les obligations non respectées à leur égard 🡵.
La Convention de la Baie-James et du Nord québécois, signée en 1975, est le résultat des luttes par les Cris et les Inuits pour revendiquer leurs droits territoriaux non cédés, en réponse au projet de développement hydroélectrique par le gouvernement québécois. La CBJNQ est ce qui se rapproche le plus d’une “première entente moderne” entre le Québec et les Nations autochtones 🡵.
Tio’tia:ke
Nom traditionnel en langue Kanien’kéha donné à l’île de Montréal, signifiant « là où les bateaux et les rivières se rencontrent » 🡵. Le choix d’utiliser son nom Kanien’kéha met en valeur le rôle unique de la Nation Kanien’kehá:ka comme actuelle gardienne du territoire. Toutefois Tio’tia:ke est habité par une pluralité de personnes autochtones, issues des Premières Nations, Inuit et Métis 🡵.
Sources
Contemporaine
Nous tenons à exprimer notre reconnaissance envers les Kanien’kehá:ka 🡾, les Gardiens de la porte de l’Est 🡾 de la Confédération Haudenosaunee 🡾. Ce territoire est aujourd’hui fréquenté et habité par une communauté urbaine autochtone diverse.
Kanien’kehá:ka
La Nation Kanien’kehá:ka, aussi appelée Nation Mohawk, présente gardienne du territoire de Tio’tia:ke, notamment les communautés de Kahnawà:ke et Kanehsatà:ke. Dans la langue Kanien’kéha, signifie littéralement « peuple du silex » 🡵.
Gardiens de la porte de l'Est
On suppose à tort que ce titre a été conféré par la confédération Haudenosaunee aux Kanien’kehá:ka, qui se situait le plus à l’Est du territoire et donc en contact répété avec les colons. La popularisation de ce terme viendrait toutefois des Européens 🡵. Nous avons toutefois choisi de mentionner ce terme puisqu’il est tout de même utilisé par des personnes autochtones et membres de la confédération pour faire référence aux Kanien’kehá:ka. Cela permet notamment d’honorer le rôle de gardiens qu’iels ont joué face à l’invasion coloniale 🡵.
Confédération Haudenosaunee
Sources
Responsabilité
Nous reconnaissons que, individuellement et systématiquement, nous participons et bénéficions de la colonisation et du racisme systémique, et qu’être dans une posture d’allié-es nécessite un travail concret et profond. En cohérence avec sa mission et ses valeurs, Espace LGBTQ+ prend son devoir d’agir s’engage à créer des espaces sécuritaires qui accueillent notamment les communautés two-spirit 🡾, indigiqueer 🡾 et autochtones LGBTQIA+🡾.
Two-Spirit
Terme utilisé afin de décrire les Autochtones qui sont né.e.s avec un esprit féminin et un esprit masculin. Plusieurs personnes autochtones utilisent Two-Spirit pour décrire autant leur orientation sexuelle que leur identité de genre.
La bispiritualité peut aussi décrire le rôle social et spirituel traditionnellement joué par certains membres des communautés en tant médiateur.ice.s et de gardien.ne.s de cérémonies 🡵.
À savoir qu’il est souvent utilisé comme terme parapluie et inclut plusieurs autres termes, plus spécifiques. Il faut faire attention à ne pas regrouper toutes personnes autochtones LGBTQIA+ sous l’appellation Two-Spirit.
Indigiqueer
Un terme plus récent utilisé par certaines personnes autochtones LGBTQIA+ ne s’identifiant pas nécessairement comme Two-Spirit. Il décrit l’expérience des personnes à l’intersection d’être autochtone et queer 🡵.
Autochtones LGBTQIA+
Le terme autochtones LGBTQIA+ inclut les personnes préférant utiliser un terme spécifique à leur identité comme trans, intersexe, etc. 🡵.
Ces termes ne sont toutefois pas exhaustifs et se recoupent. Nous ne prétendons pas englober toute la diversité des expériences des personnes autochtones, bien que nous y aspirions autant que possible.
Sources
Ressources
Cartes
Films et documentaires
Autres documents
Pages à suivre
Livres





